Prêt avance rénovation à taux zéro (PAR +)
Les propriétaires aux revenus modestes peuvent financer leur rénovation énergétique sans intérêts pendant dix ans, avec un remboursement normalement exigé à la vente du logement ou au règlement de leur succession.
Le PAR + est garanti par une hypothèque sur votre logement : le bien sert de garantie pour la somme empruntée. L’État prend les intérêts en charge pendant les dix premières années seulement. Ensuite, des intérêts s’appliquent au taux fixé par le prêteur lors de la signature du contrat. C’est un prêt à rembourser, pas une subvention.
Il finance l’isolation, le chauffage et l’eau chaude performants, les équipements de chauffage utilisant une énergie renouvelable ou une rénovation énergétique globale répondant aux critères du dispositif. Le montant maximal dépend des travaux :
- 7 000 € pour une action portant uniquement sur les parois vitrées, ou 15 000 € pour une autre catégorie de travaux.
- 25 000 € pour deux catégories, ou 30 000 € pour trois catégories ou plus.
- 50 000 € pour une rénovation globale éligible.
- 10 000 € pour remplacer un système d’assainissement non collectif par un dispositif ne consommant pas d’énergie et respectant les prescriptions techniques.
Les dépenses associées éligibles, notamment les frais de notaire et d’inscription de l’hypothèque, peuvent être financées dans la limite du plafond applicable. Le PAR + peut être cumulé avec l’éco-PTZ, un autre prêt sans intérêts pour la rénovation, uniquement pour des postes de travaux différents.
Conditions d’éligibilité
Vous devez être propriétaire occupant de votre résidence principale. Le logement doit se situer en métropole, y compris en Corse, ou en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte. Il doit avoir plus de deux ans au début des travaux et ne peut pas être en cours d’acquisition lors de la demande. S’il n’est pas encore votre résidence principale, vous devez vous engager à l’occuper comme telle dans les six mois suivant la remise des factures au prêteur. Une résidence principale est normalement occupée au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure.
Les revenus de toutes les personnes qui occupent le logement sont pris en compte. Le calcul utilise le revenu fiscal de référence (RFR) indiqué sur l’avis d’impôt correspondant : les revenus de 2025 pour une offre de prêt en 2026, ou ceux de 2024 si les documents plus récents ne sont pas disponibles. Les plafonds supérieurs de 2026 sont les suivants :
| Personnes dans le foyer | Île-de-France | Hors Île-de-France |
|---|---|---|
| 1 | 29 253 € | 22 259 € |
| 2 | 42 933 € | 32 553 € |
| 3 | 51 564 € | 39 148 € |
| 4 | 60 208 € | 45 735 € |
| 5 | 68 877 € | 52 348 € |
| Par personne supplémentaire | +8 663 € | +6 598 € |
Ces plafonds couvrent les ménages aux revenus modestes comme ceux aux revenus très modestes.
- Les travaux énergétiques doivent être réalisés par une entreprise RGE, c’est-à-dire certifiée pour les travaux de rénovation concernés. Les parties privatives d’un immeuble en copropriété peuvent être financées, mais pas les parties communes.
- Pour une rénovation globale, faites d’abord réaliser un audit énergétique par un professionnel RGE, qui ne peut pas le sous-traiter. Les travaux doivent réduire d’au moins 35 % la consommation annuelle calculée pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude, et la faire passer sous 331 kWh par mètre carré et par an, en énergie primaire.
- Pour l’assainissement non collectif, le service public d’assainissement non collectif (SPANC) de votre commune doit attester que la réhabilitation est nécessaire. Le nouveau dispositif doit respecter les prescriptions techniques et ne consommer aucune énergie. La qualification RGE est facultative pour ces travaux.
- Un seul PAR + peut être accordé par logement. Le prêteur décide de l’octroi en fonction de votre endettement et de la valeur du bien.
Tant que le prêt ne porte pas intérêt, vous ne pouvez ni louer le logement, ni en faire une résidence secondaire, ni le transformer en local commercial ou professionnel. Tout manquement doit être signalé sans délai au prêteur et entraîne le remboursement des intérêts pris en charge par l’État. Pendant toute la durée du prêt, la transformation du logement en local commercial ou professionnel, sa mise en location saisonnière ou son utilisation comme résidence secondaire entraîne son remboursement intégral. Si le logement est détruit avant la fin du délai de réalisation des travaux, il doit être reconstruit dans les quatre ans suivant le sinistre pour conserver le prêt ; sinon, celui-ci doit être intégralement remboursé.
Comment déposer une demande
- Statut
- Candidatures au fil de l’eau
Sur la fiche Service Public, choisissez les formulaires « Emprunteur » et « Entreprise » correspondant à vos travaux. Les conseillers France Rénov’ peuvent vous aider gratuitement à préparer votre rénovation. Déposez la demande auprès d’une banque ou d’une société de financement ayant signé une convention PAR + avec l’État. La fiche officielle donne accès à la liste des établissements participants.
Joignez les formulaires remplis, le descriptif des travaux, les devis détaillés, le dernier avis d’imposition disponible et les justificatifs des frais de notaire et d’inscription de l’hypothèque. Fournissez le justificatif de résidence principale s’il est disponible ; il doit être remis au plus tard six mois après la remise des factures. Pour une rénovation globale, joignez l’audit énergétique ; pour l’assainissement, l’attestation du SPANC. Le prêteur examine votre endettement et estime la valeur du logement avant de décider.
Les travaux peuvent commencer au maximum trois mois avant l’émission de l’offre de prêt. Ils doivent être achevés et justifiés dans les trois ans suivant l’offre. Une prolongation n’est possible que dans les situations exceptionnelles prévues par la réglementation et doit être demandée au moins trois mois avant la date limite de réalisation des travaux ; elle n’est pas automatique. Si la nature des travaux, leur montant ou l’entreprise change, fournissez de nouveaux formulaires Emprunteur et Entreprise.
Le prêteur peut verser l’argent en une ou plusieurs fois sur devis, ou seulement sur factures après les travaux. S’il ne verse le prêt qu’après leur réalisation, vous devez avancer les frais.