Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
Les propriétaires peuvent emprunter sans intérêts pour améliorer la performance énergétique d’un logement utilisé comme résidence principale, sans plafond de revenus.
L’éco-PTZ est un prêt, pas une subvention : un établissement prête l’argent, vous le remboursez et l’État prend les intérêts en charge. Il finance des travaux d’isolation, de chauffage ou d’eau chaude éligibles, notamment des équipements utilisant une énergie renouvelable, ou une rénovation énergétique globale.
Le montant maximal dépend des travaux :
- 7 000 € pour une action portant uniquement sur les parois vitrées, ou 15 000 € pour une autre catégorie de travaux.
- 25 000 € pour deux catégories, ou 30 000 € pour trois catégories ou plus.
- 50 000 € pour une rénovation globale répondant aux conditions du dispositif.
- 10 000 € pour remplacer un système d’assainissement non collectif par un dispositif ne consommant pas d’énergie.
Vous remboursez chaque mois, sur 15 ans au maximum pour les travaux ponctuels ou l’assainissement, et sur 20 ans au maximum pour une rénovation globale.
Conditions d’éligibilité
Vous pouvez demander ce prêt si vous êtes propriétaire et que vous occupez le logement, le louez ou le mettez gratuitement à disposition comme résidence principale. Les sociétés civiles non soumises à l’impôt sur les sociétés sont également éligibles si au moins un associé est une personne physique. Il n’y a pas de plafond de revenus, mais le prêteur examine votre endettement et votre capacité à rembourser.
- Le logement doit se situer en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte ou à La Réunion. Il doit avoir plus de deux ans au début des travaux et servir de résidence principale : il est normalement occupé au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure. En cas de location, il doit être loué dans les six mois suivant la fin des travaux.
- Les travaux de rénovation énergétique doivent respecter les critères techniques du dispositif et être réalisés par une entreprise RGE, c’est-à-dire qualifiée pour les travaux concernés. Pour l’assainissement non collectif, le nouveau système doit respecter les prescriptions techniques et ne consommer aucune énergie ; la qualification RGE est facultative.
- Pour une rénovation globale en métropole, les travaux doivent respecter les critères de travaux de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur. Un professionnel qualifié doit réaliser au préalable un audit énergétique montrant un gain d’au moins deux classes sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), qui indique le classement énergétique du logement. Il ne peut pas sous-traiter cet audit.
- Pour les offres de prêt de rénovation globale émises à compter du 1er septembre 2026 concernant une maison individuelle, le projet doit aussi prévoir des équipements de chauffage et d’eau chaude moins carbonés : pompe à chaleur non hybride, raccordement à un réseau de chaleur, système biomasse ou solaire. Cette exigence supplémentaire ne s’applique pas aux ménages réalisant des travaux dans les parties privatives d’un appartement.
- Les départements d’outre-mer ont leurs propres critères de travaux. La rénovation globale doit comprendre une protection solaire de la toiture, des murs extérieurs et des baies, des menuiseries extérieures limitant les infiltrations d’air et un système de production d’eau chaude sanitaire respectant les caractéristiques exigées.
Tant que le prêt n’est pas remboursé, le logement ne peut pas devenir une résidence secondaire, une location saisonnière ou un local commercial ou professionnel. Le non-respect de ces règles, comme la vente du logement, entraîne le remboursement du capital restant dû.
Comment déposer une demande
- Statut
- Candidatures au fil de l’eau
Définissez les travaux et obtenez des devis détaillés. Pour la rénovation énergétique, l’entreprise RGE atteste que les travaux proposés sont éligibles. Sur la fiche Service Public, choisissez les formulaires « Emprunteur » et « Entreprise » correspondant aux travaux et à la situation du logement, en métropole ou dans un département d’outre-mer.
Remettez les formulaires, le descriptif et les devis à un prêteur ayant signé une convention éco-PTZ avec l’État. La fiche officielle donne accès à la liste des établissements participants. Le prêteur décide de l’octroi après examen de votre capacité à rembourser. Le versement peut se faire en une fois sur devis ou en plusieurs fois sur factures.
Si vous demandez l’éco-PTZ en même temps qu’un prêt pour acheter le logement, vous pouvez fournir le descriptif et les devis détaillés plus tard, au plus tard à la date de versement du prêt.
Si vous bénéficiez aussi de MaPrimeRénov’, remettez au prêteur la notification d’aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Elle établit l’éligibilité des travaux pour la procédure simplifiée. Le prêt ne peut toutefois pas dépasser le reste à charge indiqué sur cette notification, et le prêteur doit toujours vérifier votre capacité de remboursement.
Réalisez les travaux et transmettez les justificatifs au prêteur dans les trois ans suivant l’octroi du prêt. Des prolongations sont possibles dans les situations exceptionnelles prévues par la réglementation.